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Désiré François Laugée

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Désiré François Laugée : biographie

Désiré François Laugée
Désiré François Laugée

Désiré François Laugée

Né(e) le : 1823-01-25 à Maromme
Décédé(e) le : 1896-01-24 à Paris
Marié(e) le : 1850-05-14 à Nauroy
Metier(s) : Peintre, poète


Metier(s) - Peintre Poete
Prenom(s) - Desire Francois
Famille - Laugee.

Desire Francois Laugee peintre et poete - poesie Peintures et sculptures dessin et musique

Désiré François Laugée est né le 25 janvier 1823 à Maromme dans la banlieue de Rouen, où son père, originaire de Valdécie, non loin du berceau de la famille du corsaire Surcouf, dont il est issu, exerçait la charge de Commis en Ecritures.

Il est le fils de Georges François Toussaint Laugée et d’Eulalie Léger.
Le 14 mai 1850, il épouse Célestine Marie Malézieux (15 mars 1825 – 07 août 1909) à Nauroy près de Saint-Quentin dans l’Aisne, berceau de la famille Malézieux.

Sa sœur Caroline Laugée (13 octobre 1819 – 23 avril 1908) épouse son beau-frère Joachim Pierre Joseph Malézieux (07 février 1821 – 14 novembre 1889) Conducteur des Ponts et Chaussées, Conseiller Municipal de Saint-Quentin et Poète.

Avec son épouse, il donne naissance à cinq enfants.
Le troisième Georges Paul François Laurent devient comme son père un peintre de grand talent. La fille aînée Marie Laugée épouse l’élève de son père Julien Dupré (19 mars 1851 – 15 avril 1910).
La deuxième fille Laurence Laugée épouse son cousin Joachim Malézieux, Architecte à Saint-Quentin.

Enfin, sa belle sœur Clotilde Eléonore Malézieux (09 juin 1840 – 02 février 1929) épouse le 10 avril 1901 à Saint-Quentin le peintre Philibert Léon Couturier ( 06 mai 1823 – 26 novembre 1901) qui réside dans son atelier 7 quai Gayant à Saint-Quentin (un complexe cinématographique remplace sa demeure aujourd’hui).

Désiré François Laugée quitte Rouen à l’âge de deux ans en 1825 pour s’installer à Saint- Quentin dans l’Aisne où son père vient d’être nommé. Il fait sa scolarité au collège des Bons Enfants. Il manifeste très tôt ses dons pour le dessin. Il est donc inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de Saint-Quentin, fondée par Maurice Quentin de la Tour, dans l’atelier de Louis-Nicolas Lemasle élève de Jacques-Louis David, il se lie d’amitié avec Jean-Baptiste Malézieux, dit Patiot, de cinq ans son aîné et fréquentant la même école et devient ainsi un fidèle de la famille Malézieux. Son père voulait faire de lui un mécanicien, mais Louis Lemasle lui a fait prendre conscience de ses dons et capacité en dessin et peinture, si bien que, de guerre lasse, son père cède et l’envoie à Paris où il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts et simultanément dans l’atelier de François Edouard Picot, lui aussi élève de Jacques Louis David. Il connaît alors des revers de fortune familiaux et sa santé se détériore gravement. Il est sur le point de devoir renoncer à ses études, mais son maître Picot prend en charge ses besoins et lui permet de finir ses études.

C’est dans l’atelier de François Edouard Picot qu’il devient ami avec son futur beau-frère Philibert Léon Couturier. Ils ont le même âge.

En 1845, il participe à plusieurs concours de l'Académie des Beaux-Arts, au sein de l'Ecole Royal des Beaux Arts, et postule, sans succès, à deux reprises au Grand Prix de Rome dans les catégories peinture historique, paysage historique en 1845 et peinture historique en 1846.

Dès 1845, à l’âge de 22 ans, il expose au Salon, et ceci jusqu’à la fin de sa vie.

Après son mariage, il s’installe à Nauroy, à dix kilomètres de Saint-Quentin où réside la famille Malézieux. Sa notoriété est grande tant dans l’Aisne qu’à Paris. Il est appelé le « maître de Nauroy » (et non le Maire de Nauroy, car il ne fut jamais maire de la ville).

Désiré François Laugée est un peintre de transition. Il évolue toute sa vie entre l’académisme de ses premières années et l’influence naissante et grandissante des écoles romantiques (Barbizon) et des impressionnistes auxquels il n’adhère pas toutefois. Mais, comme eux, il pratique l’atelier et la peinture de plein air. Amoureux de la nature et de la Picardie, il participe à la naissance des peintures de paysannerie dans laquelle excelleront son fils Georges Laugée, son gendre Julien Dupré et sa petite fille Thérèse Cotard-Dupré.

Dans son œuvre il y a beaucoup de portraits de commande, des grandes fresques religieuses dans diverses églises de Paris (la Trinité, Sainte Clotilde, Saint Pierre du Gros Cailloux) et de Saint-Quentin (la Basilique), et enfin une peinture réaliste de la campagne et de la vie paysanne.
On peut dire ainsi qu’il fit partie des peintres de genre. Il fut lié à Jules Breton, Jean-François Millet, peintres qui influencèrent son gendre Julien Dupré, son fils Georges Laugée et son beau-frère Philibert Léon Couturier.

Il est aussi un excellent portraitiste. Ses œuvres les plus célèbres sont les portraits de son ami Henri Martin, maire de Saint-Quentin et sénateur de l’Aisne. Un portrait en buste est visible au Musée Antoine Lécuyer à Saint-Quentin, et un portrait en pied post-mortem visible dans l’Hôtel de Ville de Laon. Et surtout les portraits de son ami Victor Hugo : un buste de face de son vivant, un buste couché sur son lit de mort (musée Antoine Lécuyer de Saint-Quentin) et un grand tableau représentant Victor Hugo étendu sur son lit de mort dans le décor de la chambre mortuaire (Musée de Digne).

Très ami avec Alexandre Dumas, il montra aussi des talents de poètes dès l’âge de 17 ans.

En 1845, il présente au Salon de Paris un portrait d’un père et de son fils qui ne sont autres que son père Georges Laugée et lui-même.

En 1865, il reçoit la Légion d’honneur et de nombreuses récompenses pour ses travaux. Il devient membre de la Société des Artistes Français avec la qualité de « Hors concours ».

Les dernières années de sa vie il se consacre presque entièrement à la représentation de la nature et de la vie paysanne, donnant de la noblesse à une peinture qui était encore peu considérée par rapport à la peinture historique et religieuse.

Commentaire de Louis Albin, beau-père d’Albert Malézieux, architecte, neveu de Désiré Laugée, dans le journal « Le Glaneur « dont il était rédacteur en chef : « M. Laugée est modeste : c’est le propre du vrai talent, mais justement à cause de cette modestie qui fait le maître s’éloigner du soleil, il nous semble que le soleil devrait chercher le maître et lui rendre justice. On est donc bien myope au ministère de l’instruction publique et des beaux-arts – et ailleurs. Mais, sapristi, pense-t-on qu’ils se remuent à la pelle, les Désiré Laugée, et ne comprend-on pas qu’un gouvernement s’honore en honorant des artistes qui honorent leur pays ! Combien y a-t-il de temps que notre éminent concitoyen est chevalier de la Légion d’Honneur ? Des siècles. Oui, nous le savons, il nous en voudra de cette note, mais nous ne plaiderons pas les circonstances atténuantes et, au contraire, nous avouerons la préméditation, car enfin, c’est enrageant de voir ce que nous voyons.
Et l’Institut ?
M. D. Laugée a déjà été porté trois fois sur les listes de la section des Beaux-Arts – une fois en tête- mais Baudry qui venait de faire son magnifique plafond de l’Opéra a été élu. Actualité. M. Lehmann est mort et il faut le remplacer. Voilà, pour Messieurs de l’Institut, l’occasion de faire un acte de justice. Ils le feront. »
Ils ne le feront pas !!!

Dans l’Estafette de Janvier 1881, A. Hustin évoque la carrière artistique de Désiré François Laugée dans les termes suivants :
« Si son nom n’est point aussi populaire que bien d’autres, il ne faut pas cependant s’empresser d’en conclure que Laugée n’a point apporté dans ses productions ces qualités solides qui sont comme l’apanage des maîtres.
Son dessin est serré, d’une sévérité impitoyable ; sa couleur est pleine, chaude et vibrante en dépit d’une discrétion voulue, d’une recherche étudiée de la modération dans les accents. Enfin on sent, dans ses diverses œuvres, cette entente de la composition sans laquelle le plus beau morceau de peinture ne peut captiver que les dilettantes passionnément épris des habilités de brosses et des hardiesses d’exécution. Il sait – chose difficile et rare – ramasser sa lumière et l’étaler au point précis où se concentrera l’intérêt de l’action, pour rejeter dans les mystères et les profondeurs d’une ombre transparente tout ce qui ne doit y concourir que comme appoint ou accessoire. Et, ce maniement du clair obscur, il le possède comme les vieux maîtres, en y semant ça et là quelques notes d’une poésie bien personnelle, une évasion de sentiments et un caractère qui en imposent.
Son œuvre générale respire en outre un parfum de sincérité, d’honnêteté. Il ne traduit la nature que comme il la voit, comme il la sent, avec une conscience et des scrupules exclusifs de tout entraînement de pinceau. Il n’y a point, dans son faire, cette fièvre et ce respect des hasards de la brosse que d’autres érigent en culte ; mais si l’on y découvre le souci de la forme, la préoccupation du ton et de la valeur locale, l’un et l’autre sont transfigurés, rehaussés par l’ampleur de l’exécution.
Fait-il un portrait, avec l’individualité, il cherchera l’expression non du moment, mais habituelle, et cette intensité de vie que Delatour savait si bien incruster dans le regard.
Nous montre-t-il des paysans, ce sera comme ils sont réellement, dans leur entourage, avec le monde de pensées et de labeurs au sein duquel ils se meuvent.
Nous retrace-t-il une scène historique ? L’Archéologue se montrera de suite. Il suivra la vérité dans le costume, dans les accessoires, dans le milieu, mais surtout aussi et principalement dans l’expression.
Nulle part le maître n’a mieux donné, suivant nous, la mesure de ses qualités diverses, que dans les grandes peintures décoratives. Il y a là une élévation, un souffle biblique dont la discrétion du coloris vient encore doubler l’impression. Laugée est en effet, avec M. Puvis de Chavannes, un des rares artistes contemporains qui aient compris que la peinture monumentale devait se marier, s’harmoniser avec l’architecture des édifices qu’il s’agissait de décorer, autant dans ses lignes et son ensemble que dans sa sonorité, que les cadres de pierre avec leurs tons et leurs profils exigeaient une composition et une exécution différente. »

Il meurt à Paris dans sa résidence-atelier, 15 bis boulevard Lannes dans le XVI ° arrondissement, le 24 janvier 1896. Il est enterré dans le caveau familial au cimetière de Passy. Ce caveau est acheté par Désiré François Laugée en 1884. Il est toujours visible dans la section 1 du cimetière. Aucun signe religieux n’orne la sépulture. Sur la stèle sont fixés une palette de peintre en bronze avec des pinceaux et au dessous un médaillon en bronze représentant Célestine Malézieux l’épouse de Désiré François Laugée.
Dans ce caveau sont inhumés : Désiré François Laugée, Julie Laugée (une soeur aînée de Désiré), Célestine Laugée-Malézieux, Clotilde Laugée (la dernière fille de Désiré François Laugée), Georges Laugée son fils et Edmond Eggli (le gendre de Georges Laugée).

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