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Jules Charles Joachim Malézieux

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Jules Charles Joachim Malézieux : biographie

Jules Charles Joachim Malézieux
Jules Charles Joachim Malézieux

Jules Charles Joachim Malézieux

Né(e) le : 1851-01-05 à Saint-Quentin
Décédé(e) le : 1906-09-03 à Saint-Quentin
Marié(e) le : 1881-01-15 à Paris
Metier(s) : Architecte, poête, dessinateur


Metier(s) - Architecte Dessinateur Poete
Prenom(s) - Charles Joachim Jules
Famille - Malezieux.

Joachim Malezieux architecte politique Peintres et sculpteurs peinture sculpture

Jules Charles Joachim Malézieux est né le dimanche 5 janvier 1851 à Saint-Quentin. Il est le fils de Joachim Pierre Joseph Malézieux (07/02/1821 à Nauroy – 14/11/1889 à Saint-Quentin) géomètre, Conducteur des Ponts et Chaussées, Conseiller Municipal de Saint-Quentin, Poète, et de Caroline Laugée (13/10/1819 Maronne (76) – 23/04/1908 sans doute à Saint-Quentin) sœur aînée de Désiré François Laugée. Ce dernier, en épousant Célestine Malézieux, belle-sœur de sa sœur, devient aussi le beau-frère de sa sœur. C’est simple !!!!

Jules Charles Joachim Malézieux est le troisième des huit enfants de la famille. Ses frères et sœurs Paul, Julien et Julie meurent en bas âge. Ses autres frères et sœurs sont tous artistes : peintre, musiciens, architectes et poètes.

Il épouse Laurence Laugée (29/05/1852 – 19/03/1941 Paris) une des filles de Désiré François Laugée son oncle. Ils ont une fille Odette Malézieux en 1889 qui sera compositeur de musique et Premier violon à l’Orchestre Royal de Bruxelles.

Jules Charles Joachim commence sa carrière en qualité de commis, dans le cabinet de l'architecte départemental Dablin.
Il participe à la confection des plans de la Sous-Préfecture de Saint-Quentin et des ateliers Cliff.

Après la mort de celui-ci, en 1872, il crée son propre cabinet d'architecture à Saint-Quentin, associé à son frère Albert. Leurs oeuvres sont nombreuses dans le Saint-Quentinois. Les plus marquantes sont la mairie-école d'Aubigny et à Saint-Quentin le Crédit Lyonnais, place de l 'Hôtel de Ville, la Banque de France (ancienne maison Pascault) rue d'Alsace, les Ateliers Mécaniques, rue d'Orléans (Pierre Brossolette), la maison d’Hugues-Cauvin, fondateur de la Société Industrielle, en 1895 au coin des rues Raspail et du Gouvernement. Mais ils construisent aussi à Paris, dont l’hôtel de Julien Dupré, leur cousin par alliance, boulevard Flandrin à Paris XVI°.
C 'est à cette époque que se développe son goût pour les choses du passé, notamment l'archéologie et l' histoire locale. Il rapporte de tous ses déplacements à travers le département de l'Aisne, de nombreux croquis de qualité, réalisés à la plume, qui dénotent les facilités dont il était doté en toutes choses.


"L'église sera donc, évidemment, le sujet le plus fréquemment couché sur son carnet de croquis. C'est ainsi que pour les communes de l'arrondissement de Saint-Quentin, auxquelles nous nous sommes limités dans le présent album, plus de trente églises ont fait l'objet de ses dessins.
Ceux-ci présentent aujourd'hui un intérêt multiple: artistique par la qualité de leur graphisme, historique car la plupart de ces monuments sont disparus, architectural parce que le dessin est très souvent complété par un plan, quelquefois par le dessin d'un ornement, régionale enfin, puisque l'auteur est un artiste local dont le talent, reconnu à l'époque, est à redécouvrir.
Lors de la disparition de Jules Charles Joachim Malézieux en 1906, deux albums de ses dessins originaux ont été légués à la Société Académique de Saint-Quentin. Conservés précieusement dans ses collections, ils ont échappé par miracle aux destructions et aux rapines pendant les deux dernières guerres.
Ils nous a semblé utile de sortir ces dessins des cartons, et, pour permettre à tous les amateurs de les apprécier, d'en faire une édition.
Ceux qui sont à la recherche du passé pourront y retrouver une église, une maison, une fontaine, un puits aujourd'hui disparus et qui ne sont plus que la mémoire du pays.
Du vivant de Jules Charles Joachim Malézieux, la revue "Le Vermandois" a publié d'autres de ses dessins. Deux de ceux-ci concernant Joncourt, ont été repris pour compléter ceux des albums.
Enfin, pour faire place à un monument, lui aussi disparu alors qu'il était chargé de souvenirs d'histoire, nous avons repris dans la même revue un dessin du château de Caulaincourt, mais de la main d'Albert Malézieux, le frère de Jules Charles Joachim, qui avait lui aussi du talent.
Il sont ainsi associés dans cet album, comme ils le furent dans la vie.
"
André Vacherand, Secrétaire Général de la Société Academique. ( extrait des "Monuments du Saint-Quentinois" édité par la Société Académique de Saint-Quentin.)

En même temps que le dessin, il cultive la poésie. Ce goût pour la cadence et la rime date de son enfance. A quinze ans, il rédigeait déjà de charmantes pièces de vers.

Plus tard, malgré ses nombreuses occupations, il donne des chroniques d'histoire locale à la "Petite Revue" et les diverses revues périodiques d'architecture publient ses pièces de vers où s'exerce sa verve patriotique contre les injustices, les abus et surtout les atteintes au bon goût en matière d'art.
Son recueil, "Les Vermiculures", est édité au profit de la caisse d'assistance aux architectes français.

Le 3 septembre 1906, Joachim Malézieux meurt à cinquante cinq ans après une courte maladie. Il est enterré au cimetière Saint Jean de Saint-Quentin. Son caveau existe toujours, et est surmonté d’une colonne brisée. Ce qui laisse à penser qu’il était membre d’une Loge Maçonnique. Sont enterrés dans le même caveau, Laurence Malézieux-Laugée, son épouse et Odette Malézieux leur fille. De religion protestante, il a vécu en libre penseur loin de la pratique religieuse. Son frère Georges Joachim Léon Malézieux était devenu catholique très pratiquant et oblat d’un Tiers Ordre. Les réunions de famille devaient être animées !!
Il laisse dans ses tiroirs un nouveau recueil de poésies "Les jours de souffrance".

Il était, comme son père et comme son frère, membre de la Société Académique de Saint-Quentin.

Il fût également:
- Expert près des tribunaux
- Président de la société des architectes de l'Aisne
- Vice-président de la société d'assistance confraternelle des architectes français
- Archiviste de l'association provinciale des architectes français
- Membre de la commission sanitaire de Saint-Quentin
- Président du jeu de paume de Saint-Quentin
- Membre de l'association de secours aux blessés
- Membre de l'association des anciens militaires de terre et de mer et des membres de la légion d'honneur.
- Membre de la Société Académique de Saint-Quentin depuis 1877.

Son frère et associé Albert meurt à son tour le 28 octobre 1908. Après la disparition des deux frères, la famille cède leur cabinet à Julien Coutelier et Henri Mabille pour la somme de 5000 francs.

OBSEQUES DE JOACHIM MALEZIEUX , architecte , 07/09/1906.

Il est vraisemblablement protestant, car c’est le pasteur Dejarnac qui procède aux obsèques.
Discours de Jules Hachet, vice-président de la société des Architectes de l’Aisne.

« Très jeune encore, en 1867, il entra chez Dablin, l’architecte départemental qui a laissé un nom grâce à ses œuvres pleines de mérite, et il ne cessa de le seconder jusqu’à sa mort survenue en 1872. C’est dans cette période que commença à se développer son goût inné pour les choses du passé, notamment l’archéologie et l’histoire locale.
Le nombre de croquis faits par lui dans ses pérégrinations à travers le département de l’Aisne est vraiment considérable.
Ces croquis dénotent l’extrême facilité dont il était douée en toutes choses, car en même temps que le dessin, il cultivait la poésie.
C’était chez lui un fait qui datait presque de l’enfance, et sa famille possède ses premiers vers écrits dès sa quinzième année. Il s’y rencontre des pièces pleines de sentiment et tout à fait charmantes de forme.
Plus tard, puisque nous sommes sur ce sujet , malgré de nombreuses occupations, il publia dans les revues périodiques d’architecture des piécettes où s’exerçait sans fiel sa verve satirique pour corriger ou pour dénoncer des hérésies en matière d’art.
Les Vermiculures, éditées en volume, ont été généreusement éditées au profit de la caisse d’assistance confraternelle des architectes français.
Les Jours de souffrance, allaient avoir la même destination lorsque la mort l’a pris.
Son œuvre d’architecte est considérable, nous ne pouvons l’énumérer ici. Nous pouvons cependant citer le bâtiment des constructions mécaniques, rue d’Orléans, et le Crédit Lyonnais, place de l’hôtel de ville ; et nous devons reconnaître chez lui que, la conscience et la science marchaient de compagnie.
Dans le domaine de l’expertise il se dépense presque sans compter avec une sagacité remarquable et un sens très juste des situations.
Joachim Malézieux était bon et serviable pour tous, il était avant tout l’homme du devoir, d’une exactitude et d’une régularité sur lesquels on pouvait toujours compter. »

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